• À LA DÉCOUVERTE DU NOROESTE (suite X)

    TILCARA

     

    À LA DÉCOUVERTE DU NOROESTE (suite X)

     

            À une douzaine de kilomètres de Humahuaca nous nous arrêtons au village d'Uquía pour y visiter son église de San Francisco de Paula. Construite à la fin du 17e siècle, elle est en adobe chaulé. Ses murs font, suivant les sources, un mètre ou près de deux mètres d'épaisseur. Le clocher, semblable à une tour rectangulaire, est séparé de l'église.

           Elle est surtout célèbre pour son retable de bois décoré à la feuille d'or et ses peintures d'anges arquebusiers, vêtus à la mode des soldats espagnols du 17e siècle.

     

    À LA DÉCOUVERTE DU NOROESTE (suite X)

     

             Nous sommes passés à Huacalera, à l'aller, sans voir le monument du tropique du Capricorne. Nous ne voulons pas le rater au retour. Le voilà donc, sur fond de montagnes aux vives couleurs.

     

    À LA DÉCOUVERTE DU NOROESTE (suite X)

     

             Avant d'arriver à Tilcara nous cherchons le pucará de Juella, site sauvage, d'une forteresse (ce que signifie le terme de pucará en quechua) préhispanique, en ruines, au milieu des cactus. Nous avons bien vu les cactus qui la signalait, allignés sur un plateau élevé, mais un rio infranchissable nous en séparait.

              À Tilcara, nous nous baladons dans le « pueblo indio » un endroit que nous n'avions pas vu auparavant. Des échoppes de toutes sortes de spécialités artisanales se revendiquant des indiens tilcaras. Nous goûtons des gâteaux délicieux (genre de macarons épais fourrés d'une crème — les verts sont à l'amande, les noirs au chocolat— ...) et nous en achetons. Enveloppés un par un, nous composons notre boîte.

             Nous remettons au lendemain matin la visite du pucará de Tilcara, forteresse construite par les indiens Omahuacas, de la tribu des Tilcaras. Implantée sur un sommet de la quebrada de Humahuaca, elle surplombe le Rio Grande. 

                              

    À LA DÉCOUVERTE DU NOROESTE (suite X)  

             C'est un village, construit à partir du 11e siècle, avec ses maisons, ses chemins, ses tombes, un temple avec un enclos sacré. Le site est entièrement restauré, peut-être un peu trop aux dires des spécialistes.

             Cependant, c'est intéressant d'observer les techniques de construction : charpente en bois de cactus et toit d'adobe (boue et paille hachée), peu d'ouverture, porte basse.

             Des cactus candélabres partout. Dans une des dernières photo, on peut observer le squelette du cardón, dont la chair est abîmée ; c’est cette partie qui constitue le bois de cactus.

                                                

    À LA DÉCOUVERTE DU NOROESTE (suite X)

     

             Dans tous les villages de la Quebrada de Humahuaca, nous percevons que ses habitants sont fiers d'être indiens. C'est encore plus évident à Tilcara, comme en témoigne cette plaque du pucará : « Depuis la conquête notre village résiste. L'histoire et la mémoire font connaître la lutte des villages. (C'est) notre hommage et notre engagement ».

              « Les travailleurs de l'Institut I de Tilcara, 18 mai 2008 »

     

     

    À LA DÉCOUVERTE DU NOROESTE (suite X)

     

             Demain, nous reprendrons la RN 9 en direction de Salta. Notre séjour dans le Noroeste s'achève. Puerto Iguazú et le Nordeste nous attendent.