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    — EN ROUTE POUR IQUIQUE —

     

    La carte

            

    CHRONIQUE CHILIENNE VII

               

    La route 5, qui traverse le pays du nord au sud, va nous con-

    duire d’Arica (région XV de Arica et Parinacota) à Iquique

    (région I de Tarapaca), sur un beau ruban d’asphalte de

    320 km. Nous découvrons combien le Chili est un désert.

    Peu de voiture, un soleil de plomb, des mirages ...

    Le moment est venu d’utiliser nos réserves de gazole.

    Un rio a creusé le plateau et des cultures prennent vie.

     

     

            

    CHRONIQUE CHILIENNE VII

    Huara

    Le long de la route 5, un peu en retrait, une allée bordée

    de restaurants. Huara fait penser à ces villages de western

    où les maisons et établissements divers n’ont qu’une façade

    de part et d’autre de la rue. Intrigué, Patrick est allé voir

    s’il y avait des habitations derrière l’allée de restaurants.

    Eh ! Oui ! Nous entrons chez Carmelita. Un décor fabu-

    leux, des vieilles affiches ou d’anciens articles de

    journaux, plein d’objets de la vie quotidienne du début

    du XXe siècle. Nous sommes affamés et l’assiette garnie

    de crudités variées et de poulet est la bienvenue.

     

            

    CHRONIQUE CHILIENNE VII

     

    Ce village est à l’embranchement d’une route secondaire 15,

    qui doit nous mener vers un pétroglyphe célèbre et

    gigantesque. Nous en avons vus de ces géoglyphes en chemin.

    En haut à droite de la photo, sur une colline isolée, un soleil,

    d’un côté, un oiseau sur un perchoir de l’autre. Quant au

    Géant de Tarapaca ou d’Acatama de 90 m de haut, il occupe

    le flanc d’un mont solitaire. Il représenterait une divinité

    venue du lac Titicaca jusqu ‘au Pacifique. Il se trouverait

    sur le Chemin de l’Inca. Il a été exécuté suivant les deux

    techniques de grattage de la surface du mont et de 

    l’adjonction de pierres. Le dessin, sur le panneau,

    le représente mieux qu’on ne le voie du pied de la colline.

    Sa tête doit s’incurver au sommet et sa coiffe n’est pas

    visible. Il tient un oiseau d’une main et un panier de l’autre.

    Ces accessoires ne sont pas figurés sur le dessin.

     

            

    CHRONIQUE CHILIENNE VII

     

    à suivre Iquique ville

     

     


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    — LAC CHUNGARA—

     

    Cartes et panneaux (de gauche à droite)

    -de Putre au lac de Chungara (route 11 CH, environ 65 km)

    -la région de Arica et Parinacota (XVe région) : près du lac (4500 m) deux volcans POMERAPE (6282 m) et PARINACOTA (6348 m) (non loin du village du même nom)

    -un panneau (sur le chemin du retour, peu après Putre) avec des distances (une rareté)

    -deux panneaux indiquant les Termes de Jurasi (à 10 km de Putre)

    -un tableau de la faune du lac Chungara, dont la foulque géante (en aymara, la tagua gigante), des canards et des échassiers ; sans oublier les vigognes.

     

    CHRONIQUE CHILIENNE VI

     

    La route 11 CH

    Nous sortons de Putre (un joli coup d’œil sur le village dans son cirque de monts et de volcans) et nous rejoignons la grande route asphaltée, entièrement dévolue aux camions, qui vont de Arica en Bolivie et retour. Les arrêts nous permettent d’admirer le paysage ici des lamas broutant les touffes de l’altiplano, là des soldats en exercices (il y a une caserne militaire à Putre). À monter et descendre de voiture (son arrière rouge, devant un camion rouge) pour faire des photos, je perds mes lunettes de soleil.

     

    CHRONIQUE CHILIENNE VI

     

    Le lac

    Nous nous arrêtons. Des jeunes gens qui partent en randonnée, avec leur matériel de camping ont oublié ( !!!!) l’essence pour leur réchaud. Ils en demandent à Patrick, qui leur en donne, en précisant que c’est du gazole. Nous avons trois bidons de 20 litres, dont la recherche à Arica avait pris quasi une demi-journée. Ainsi que des bidons d’eau.

    Nous nous baladons le long du lac. Même à contre jour, il est magnifique, avec ses volcans, le surplombant. Sans lunettes de soleil, je me protège avec un cheich égyptien, bien usé et très fin ... Au-delà de la route qui va en Bolivie, ou dans le parc Lauca, se poursuit la chaîne des montagnes andines.

     

    CHRONIQUE CHILIENNE VI

     

    Patrick me signale des tagua(s) qui ont bâti un nid herbu au milieu du lac.

    CHRONIQUE CHILIENNE VI

     Les mêmes (ou d'autres) en balade.

    CHRONIQUE CHILIENNE VI

     

    Un arrêt vigognes sur le chemin du retour. Je ne m’en lasse pas. Fines, grâcieuses, farouches, elles vivent à 4000 m, se nourrissant des bouquets d’herbes de l’altiplano (comme les lamas).

     

     

    CHRONIQUE CHILIENNE VI

     

    Deuxième séjour à Arica. Nous arrivons en fin de journée, le samedi 22 août. Après avoir posé la voiture au même hôtel que précédemment, et avoir choisi une chambre qui ne donnât pas sur la rue, nous filons à la recherche de lunettes de soleil. Nous dînons dans le très bon restaurant Maracuyá, sur sa terrasse face au Pacifique.

    Demain route pour Iquique


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    — en route vers PUTRE—

     

    CHRONIQUE CHILIENNE V

     

     

    Nous n’avons pas pris la route directe, CH 11, qui relie Arica à la frontière bolivienne, encombrée de camions, en file compacte, mais la route A 27, un peu au sud, qui parcourt la vallée de Azapa et mène au Musée archéologique San Miguel de Azapa, Deux bâtiments dans un grand jardin. Dans l’un, une vingtaine de vitrines sont consacrées aux cultures précolombiennes, qu’on peut apprécier à l’aide d’un guide, en français, prêté à la caisse. Dans l’autre, ce qui en fait la renommée, les fameuses momies chinchorros. Elles sont peut-être plus anciennes que les momies égyptiennes, mais je ne les ai pas trouvées terribles.

    On avait déjà eu un aperçu en visitant à Arica un musée de site : un cimetière chinchorro, découvert pendant des travaux sur les pentes du Morro ; encore que à cette époque, vers 2000 avant notre ère, la momification artificielle avait été abandonnée et les corps se momifiaient naturellement grâce au climat très sec. On marche sur un plancher en verre opaque sous lequel se trouve le cimetière. On ne voit pas grand chose et c’est tellement gênant de marcher au-dessus de ces pauvres corps gisant au millieu des fibres végétales tressées qui les avait emmaillotés.

    Dans le bâtiment des momies du Musée, je m’attendais à en voir beaucoup. En fait, pas plus de cinq ou six. La méthode de momification est plutôt radicale. On enlève la peau du défunt qu’on garde seule, tout le reste du corps (os et organes) n’est pas conservé. Pour ôter le cerveau la tête était sciée en deux, puis reformée et le visage était peint en rouge ou en noir. On façonne le corps en remplissant sa peau de résine, de branches et de fibres végétales qui ne manquent pas de percer la peau. C’est hideux. Ils semblent tout petits.

     

     

    CHRONIQUE CHILIENNE V

     

     

    Le long de la vallée verdoyante de Azapa, nous poursuivons la route, qui se transforme en piste puis s’arrête. On a dû se tromper quelque part. Peu de panneau avec les directions, rarement les distances. Demi-tour. On retrouve une piste qui monte sur le plateau. Un dernier regard aux champs cultivés, parfois protégés d’une toile légère. Ciel bleu et univers minéral : la piste tôle ondulée, ou caillouteuse est rude. Enfin on arrive sur la route goudronnée, la CH 11, qui mène à Putre.

     

     

    CHRONIQUE CHILIENNE V

    —Putre­—

    est un village aymara, comme tous ceux de la proche frontière bolivenne. Population amériendienne qui apparaît au IIe siècle avant notre ère autour du lac Titicaca, dont l’apogée se situe vers le IXe siècle de notre ère. C’est en Bolivie que les Aymaras sont les plus nombreux.

    Putre, qui signifie en aymara « murmure de l’eau », est un joli village de montagne, qui culmine à 3560 m. « Ancien poste de relais sur le chemin de l’inca, Putre connaît son heure de gloire avec l’exploitation des mines d’argent de Potosi (Bolivie) ». Fondé en 1580, le village vit actuellement du tourisme et de l’agriculture. Nous l’avons mal apprécié parce que nous avions le mal des montagnes. Ce qui nous a d’autant plus surpris que nous n’avions pas été incommodés en Argentine et ses cols à 4000 m, l’année dernière. L’église date du XVIIe siècle. Les rues pavées sont pentues. Les maisons ont un toit en partie couvert d’un chaume herbu.

     

    CHRONIQUE CHILIENNE V

     

     

    Deux volcans enneigés surplombent le village, le Taapaca (5860 m) et l’Ancoma. L’effet est toujours le même : nous sommes déjà en altitude, du coup, les volcans ne paraissent pas si hauts.

     

    CHRONIQUE CHILIENNE V

     

    Prochaine étape : le lac Chungara 

     

     

     





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